Echauffourées à Grigny
Trois policiers ont été blessés samedi après-midi par des jets de pierres et des cocktails Molotov à l'entrée de la cité de la Grande Borne.
Aucune interpellation n'a été effectuée.
- le 28/10/2006 - 19h20
Plusieurs dizaines de personnes encagoulées ont jeté des pierres et des cocktails Molotov sur des policiers, samedi après-midi à l'entrée de la cité de la Grande Borne à Grigny, dans l'Essonne, blessant trois d'entre eux, selon une source policière sur place. La gravité des blessures des policiers n'a pas été précisée.
Selon différentes sources policières, "quelques dizaines d'individus" voire "une centaine", s'en sont pris aux policiers peu après 14h. Vers 16h, le calme était revenu dans cette cité sensible située à une trentaine de kilomètres au Sud de Paris, où aucune interpellation n'a été effectuée.
Cocktails Molotov
Selon le récit d'un policier sur place à Grigny, des personnes encagoulées ont d'abord envahi une portion de la nationale 445, à proximité de la cité, jetant quelques pierres et bloquant la circulation. A l'arrivée de la police, ils se sont immédiatement repliés à l'entrée de la cité, où ils ont jeté pierres, pavés, engins fumigènes et cocktails Molotov vers les forces de l'ordre, selon la même source policière. De nombreux policiers, arrivés en renforts, se sont ensuite déployés dans la cité où les jeunes se sont dispersés.
Une quarantaine de policiers devaient rester sur place dans la soirée. Ces incidents sont intervenus alors que les banlieues sont sous haute surveillance, avec 4000 policiers supplémentaires, un an après le déclenchement des émeutes de novembre 2005
Représailles?
Dimanche dernier, un bus avait été incendié dans ce quartier, sans faire de blessé. A la suite de cette agression, un mineur de 13 ans avait été placé sous contrôle judiciaire assorti d'une mesure d'éloignement et un majeur de 18 ans avait été mis en examen et écroué.
Mercredi soir, des voitures particulières et des véhicules de police ont été caillassés près de la même cité. Les incidents de mercredi pourraient être, selon une source policière, des représailles aux interpellations après l'incendie de l'autobus dimanche.